Hormonothérapie, chimiothérapie et thérapies ciblées : effets secondaires - SONGe

Hormonothérapie, chimiothérapie et thérapies ciblées : effets secondaires

Effets secondaires de l’hormonothérapie

Si votre tumeur est hormonosensible (ou hormono-dépendante) : le traitement est basé sur un médicament anti-hormonal, donné par voie orale, qui selon votre âge et les caractéristiques de votre maladie peut se prolonger sur 5 à 10 ans.
Les effets secondaires varient selon les 2 principaux types de traitement, le Tamoxifène ou les anti-aromatases. Tous deux entraînent une hypo-oestrogénie se traduisant par des symptômes comparables à ceux de la ménopause, tels que bouffées de chaleur, douleurs articulaires, sécheresse vaginale, perte de libido, dyspareunie (rapports sexuels douloureux), sécheresse cutanée, cheveux plus fins, modification de la répartition des graisses et prise de poids.
Les douleurs musculo-squelettiques et articulaires sont plus fréquentes et parfois plus intenses avec les anti-aromatases, comme l’est d’ailleurs le risque d’ostéoporose secondaire au traitement. Un bilan par minéralométrie est parfois nécessaire et sera prescrit par votre gynécologue ou votre oncologue.

 

Effets secondaires de la chimiothérapie

Les effets secondaires de la chimiothérapie varient selon les médicaments utilisés, les dosages et les maux éventuels dont vous souffriez déjà avant votre cancer. Ces effets ne sont pas obligatoires et leur survenue varie d’un individu à l’autre. Leur présence et leur intensité peuvent aussi varier d’un cycle à l’autre.
Certains effets secondaires peuvent être atténués ou évités grâce à des conseils et à des traitements. Votre oncologue vous les expliquera.
Les effets secondaires immédiats les plus fréquents :
a. La perte des cheveux, et parfois aussi celle des cils et sourcils. Toujours réversible, elle commence en général 2 à 3 semaines après la première perfusion. Les cheveux commencent à repousser environ 6 à 8 semaines après la fin du traitement.
b. Les nausées et vomissements : Ils sont en principe prévenus par des médicaments qui vous auront été administrés. Ils peuvent se manifester dès le 1er jour du traitement et durer jusqu’à 3 jours.
Si des vomissements surviennent, il est préférable de vous rincer la bouche avec de l’eau froide puis d’attendre 1 à 2 heures avant de manger.
c. Les effets sur les muqueuses : il est fréquent, en particulier avec le 5-FU et le Taxotère, qu’apparaisse une inflammation de la bouche appelée mucite (aphtes, rougeurs, douleurs) et plus rarement du tube digestif (diarrhées)
La prévention repose sur des rinçages buccaux au bicarbonate et une hydratation importante avec des sels minéraux en cas de diarrhées.
Éviter l’alcool , le tabac, l’eau gazeuse et tous les aliments trop épicés, acides ou favorisant les aphtes.
Il reste vivement recommandé d’appeler votre oncologue si ces symptômes surviennent.
d. Les effets sur le sang : il peut y avoir une baisse des globules blancs exposant à des risques infectieux et/ou une baisse des globules rouges provoquant une anémie. Ces effets participent encore à la fatigue que vous pouvez ressentir. En cas de nécessité (forte anémie, globules blancs trop bas en vue de la chimiothérapie suivante) ou lors de fièvre, il existe la possibilité de pratiques des injections de facteurs de croissance des globules rouges (érythropoïétine) ou des globules blancs (GCSF) que l’on vous prescrira afin de soutenir votre organisme dans sa lutte.
e. Les effets sur les muscles et les nerfs : des douleurs, crampes et fourmillements peuvent survenir après certains traitements (Taxotère ou Taxol, Vinorelbine). S’ils persistent, le traitement devra être modifié.
f. Modification de la peau et des ongles : une certaine sécheresse de la peau peut survenir et parfois engendrer des crevasses. Pour les prévenir, il est important de bien hydrater et graisser votre peau.
Les paumes des mains deviennent parfois rouges. Il faudra bien graisser vos mains et éviter les frottements et les points d’appui prolongé.
Les ongles peuvent se strier, devenir cassants, ondulés, noirs et très rarement peuvent même tomber. On peut les protéger par un durcisseur à base de silicium ou encore en portant des gants réfrigérants lors des perfusions de chimiothérapie .
g. Les effets sur le cycle menstruel : chez la femme jeune non ménopausée, une diminution voire la disparition des menstruations peut survenir, réversible ou non. Une ménopause peut même être induite par la chimiothérapie et s’installer, avec ses effets habituels (bouffées de chaleurs, etc.) La fertilité peut tout de même malgré tout se maintenir, et la prévention d’une grossesse sous chimiothérapie doit tout de même être considérée.
h. Les troubles cardiaques : peuvent plus particulièrement survenir en cas de traitement par des anthracyclines (produit de couleur rouge). Un effet tardif sur la fonction cardiaque peut être observé en lien avec le cyclophosphamide (protocole FEC, FAC ou TAC) et avec le traitement par anticorps (Herceptin). En fonction de votre âge et de votre passé, des examens plus ou moins approfondis de votre fonction cardiaque seront effectués.
i. La fatigue : elle est multifactorielle, due à la maladie, au stress qui y est relatif, à la chimiothérapie, aux modifications hormonales. Elle est parfois intense et peut durer plusieurs mois.

Documentation: Les traitements médicamenteux des cancers, Cancer et sexualité au féminin, Fatigue et cancer.

 

Effets secondaires de la radiothérapie

Il s’agit d’un traitement local qui peut générer brûlures et modifications cutanées dans les champs d’irradiation (sein et éventuellement creux de l’aisselle). Il est également souvent pourvoyeur de fatigue pouvant durer jusqu’à 6 mois.
Pour vous aider à mieux supporter les conséquences de ces séances, vous pouvez faire appel à un coupe-feu, sans que cela ne modifie l’efficacité du traitement.
Parlez en à votre radio-oncologue, oncologue ou gynécologue.

Documentation: La radiothérapie.

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