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Imagerie

La mammographie
Il s’agit d’une radiographie aux rayons X des 2 seins. Elle peut être demandée par le médecin traitant ou le gynécologue s’ils découvrent une anomalie clinique du sein (dépistage dit opportuniste), ou lors d’un dépistage systématique. Cet examen requiert une compression du sein entre 2 plaques rigides et s’il n’est pas douloureux il peut néanmoins être ressenti comme désagréable par certaines patientes.
En l’absence de facteur de risque particulier, les recommandations actuelles en Suisse proposent d’effectuer une mammographie tous les 2 ans dès l’âge de 50 ans. Cet examen peut être effectué gratuitement dans le cadre du programme de dépistage organisé, proposé dans le canton de Genève (Fondation genevoise pour le dépistage du cancer du sein).
La tumeur peut être visible sous la forme d’une zone de densité anormale formant une masse ou un placard avec distorsion architecturale. Parfois, ce sont de petits dépôts de calcium appelés « microcalcifications » formant des points blancs qui attirent l’attention sur le cliché radiologique. Là encore, il peut s’agir de modifications strictement bénignes. Le radiologue évaluera si ces anomalies ont ou non un caractère inquiétant ou ambigu. Il décidera de l’opportunité d’investigations supplémentaires immédiates ou d’une éventuelle surveillance (contrôle mammographique dans un délai donné). Il peut exprimer son diagnostic sous forme d’une catégorie dans la classification Bi-Rads ACR (American College of Radiology) : 1 (normal), 2 (bénin), 3 (probablement bénin), 4 (suspect), 5 (malin).

L’échographie
Cet examen radiologique par ultrason complète fréquemment la mammographie. Il permet d’apprécier efficacement certaines caractéristiques d’une anomalie découverte sur la mammographie, en particulier sa nature liquidienne (kyste) ou solide.

L’IRM (imagerie par résonnance magnétique)
Cet examen non irradiant est loin d’être systématique et ne remplace pas la mammographie ni l’échographie. Il peut être indiqué pour mieux caractériser une lésion mammo-échographique et son étendue, rechercher une propagation locorégionale, en particulier ganglionnaire, repérer la récidive locale d’un cancer préalablement traité.
Dans tous les cas, la confirmation du diagnostic repose formellement sur l’examen anatomopathologique, c’est à dire sur une analyse au microscope de fragments (biopsies) de la lésion identifiée par l’imagerie.

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